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ETF S&P 500 sur PEA : quel est le meilleur fonds à choisir en 2026 ?

Comparez les 4 ETF S&P 500 éligibles au PEA en 2026 : ISIN, frais, swap, encours, fiscalité. Trouvez le fonds qui correspond à votre profil d'investisseur.

Alice MarchandAlice Marchand 20 min de lecture
Meilleur ETF S&P 500 PEA 2026 : comparatif des 4 fonds
Le MEILLEUR ETF S&P 500 pour PEA (Comparatif Lyxor, Amundi & Bnp Paribas)

Le meilleur ETF S&P 500 éligible au PEA dépend du critère retenu. L'Amundi PEA S&P 500 UCITS ETF Acc (FR0011871128, TER 0,15 %) domine en encours (1 105 M€, source justETF 2026) et en liquidité, ce qui en fait le choix le plus sûr pour débuter. L'Ossiam S&P 500 (LU2997383372, TER 0,05 %) offre les frais les plus bas, avantageux sur un horizon long. Les quatre fonds éligibles utilisent une réplication synthétique (swap), seul mécanisme légalement compatible avec la règle des 75 % de titres européens du PEA.

Le meilleur ETF S&P 500 pour un PEA en 2026 est l'Amundi PEA S&P 500 UCITS ETF Acc (FR0011871128, TER 0,15 %) pour la majorité des profils débutants, grâce à son encours de 1 105 millions d'euros (source justETF, 2026), sa liquidité et sa disponibilité sans frais de courtage chez BoursoBank. L'Ossiam S&P 500 (LU2997383372, TER 0,05 %) constitue une alternative plus récente et moins coûteuse en frais, mais avec un historique plus court. Investir sur l'indice américain le plus suivi au monde dans l'enveloppe fiscale avantageuse du PEA repose sur un mécanisme technique précis : le swap : qu'il faut comprendre avant d'acheter.

En bref

  • Seuls les ETF synthétiques (swap) permettent de répliquer le S&P 500 dans un PEA, car la réglementation impose 75 % de titres européens dans ce compte-titres fiscal.
  • L'Amundi PEA S&P 500 (FR0011871128, TER 0,15 %, 1 105 M€ d'encours) est le fonds le plus liquide et le plus ancien ; l'Ossiam S&P 500 (LU2997383372, TER 0,05 %) est le moins cher en frais annuels.
  • BoursoBank propose 182 ETF sans frais de courtage à l'achat, dont les 4 ETF S&P 500 éligibles PEA : un critère déterminant pour un investissement programmé mensuel.
  • La fiscalité PEA exonère d'impôt sur le revenu après 5 ans de détention, mais les prélèvements sociaux de 17,2 % restent dus. Un ETF capitalisant maximise l'effet de composition.

Comparatif en un coup d'œil

Cliquez sur un en-tête de colonne pour trier.

ETFTEREncoursRéplicationTypeISIN
Amundi PEA S&P 500 UCITS ETF Acc0.15 %1105 M€Synthétique (swap)CapitalisantFR0011871128
BNP Paribas Easy S&P 500 UCITS ETF0.15 %480 M€Synthétique (swap)CapitalisantFR0011550185
Ossiam S&P 500 UCITS ETF 1C EUR0.05 %676 M€Synthétique (swap)CapitalisantLU2997383372
iShares S&P 500 Swap PEA UCITS ETF0.07 %350 M€Synthétique (swap)CapitalisantLU2809859786

Peut-on investir sur le S&P 500 avec un PEA ? La contrainte technique expliquée

Oui, il est possible d'investir sur le S&P 500 au sein d'un Plan d'Épargne en Actions, mais avec une contrainte forte : seuls les ETF synthétiques (swap) le permettent. Aucun ETF à réplication physique d'actions américaines n'est éligible au PEA. Cette restriction découle directement de la réglementation française, et comprendre le mécanisme technique qui la contourne est indispensable avant d'acheter son premier fonds.

Le sujet est plus subtil qu'un simple « oui/non ». Derrière cette contrainte se cache un risque spécifique : le risque de contrepartie lié au contrat swap : que beaucoup de comparatifs en ligne survolent en une phrase. Nous allons le détailler.

Pour approfondir le cadre général, consultez les ETF éligibles au PEA et leur fiscalité.

La règle des 75 % d'actions européennes dans un PEA

Le Code monétaire et financier, dans son article L221-31, fixe les conditions d'éligibilité des titres au PEA. Pour les OPCVM (dont les ETF), le principe est simple : l'actif du fonds doit être investi en permanence à hauteur d'au moins 75 % en titres de sociétés ayant leur siège dans l'Espace économique européen (EEE).

Les actions Apple, Microsoft, Nvidia ou Alphabet sont américaines. Un ETF physique qui les détient ne remplit pas ce quota européen et ne peut donc pas être logé dans un PEA. Cette règle s'applique à tous les ETF world, américains ou émergents en réplication directe.

Le plafond de versement du PEA est de 150 000 € (service-public.fr, 2026). Une fois ce plafond atteint, les versements supplémentaires sont impossibles, mais les plus-values continuent de capitaliser dans l'enveloppe fiscale avantageuse.

Pour comprendre les mécanismes et les avantages de ce type de placement, consultez notre guide détaillé : PEA pour les nuls : plafond, fiscalité et frais 2026.

Le mécanisme swap : comment un ETF synthétique réplique le S&P 500

Un ETF synthétique ne détient pas directement les actions de l'indice qu'il réplique. Il achète un panier de titres éligibles au PEA : des actions européennes : et conclut un contrat d'échange (swap) avec une contrepartie bancaire, généralement une grande banque d'investissement.

Ce contrat fonctionne ainsi : l'ETF verse à la banque la performance de son panier d'actions européennes. En échange, la banque verse à l'ETF la performance exacte de l'indice S&P 500. Le résultat net pour l'investisseur : il perçoit la performance du S&P 500, alors que le fonds ne détient juridiquement que des titres européens.

Ce mécanisme est parfaitement légal et supervisé par l'Autorité des marchés financiers (AMF). Tous les ETF S&P 500 éligibles PEA utilisent cette architecture. La contrepartie swap n'est pas un détail technique : si la banque fait défaut, l'ETF subit une perte. Les réglementations UCITS imposent toutefois des limites d'exposition et des collatéraux pour atténuer ce risque. Dans les faits, les contreparties sont des établissements systémiques (Société Générale, BNP Paribas, Morgan Stanley) dont le défaut simultané avec une crise de marché reste un scénario extrême.

Les critères pour choisir un ETF S&P 500 éligible PEA

Choisir un ETF S&P 500 éligible PEA ne se résume pas à regarder le TER le plus bas. Cinq critères objectifs permettent d'évaluer la qualité d'un fonds indiciel, et ils n'ont pas tous le même poids selon votre profil d'investisseur et votre horizon de placement.

Un ETF n'est jamais « le meilleur » dans l'absolu. L'arbitrage dépend de votre courtier, de la fréquence de vos versements et de votre sensibilité au risque de contrepartie. Voici la grille d'analyse à appliquer avant tout achat.

TER : les frais annuels qui grignottent la performance

Le Total Expense Ratio (TER) représente les frais de gestion annuels prélevés directement sur l'actif du fonds. Pour les ETF S&P 500 PEA, il s'échelonne de 0,05 % à 0,15 % selon les émetteurs.

L'écart paraît minime : 0,10 point de pourcentage. Concrètement, sur un capital de 50 000 €, cela représente 50 € par an, soit 500 € sur 10 ans (hors effet de capitalisation). Sur 20 ans avec l'effet boule de neige, la différence grimpe à plusieurs milliers d'euros. Le TER reste le critère le plus visible, mais il ne doit pas éclipser l'écart de suivi, qui mesure la performance réelle après frais et coûts de swap.

Encours et liquidité : pourquoi la taille du fonds compte

L'encours sous gestion d'un ETF reflète la confiance des investisseurs et détermine sa liquidité sur le marché secondaire. Un encours élevé signifie généralement un spread bid-ask plus serré et une meilleure exécution des ordres.

L'Amundi PEA S&P 500 domine avec 1 105 millions d'euros d'encours (source justETF, données 2026). L'Ossiam S&P 500, lancé plus récemment, affiche 676 millions d'euros. Un fonds trop petit : sous les 100 millions d'euros : court un risque de clôture si l'émetteur juge l'ETF non rentable. Ce risque de liquidation forcée est rare mais réel : vos parts sont alors remboursées à leur valeur liquidative, ce qui peut entraîner une imposition involontaire si vous détenez l'ETF en compte-titres ordinaire. Dans un PEA, l'impact fiscal est nul tant que vous ne retirez pas les fonds de l'enveloppe.

Écart de suivi (tracking difference) : le critère souvent oublié

Le TER ne dit pas tout. L'écart de suivi (tracking difference) mesure l'écart réel entre la performance de l'ETF et celle de l'indice S&P 500, après prise en compte de TOUS les coûts : frais de gestion, coûts de swap, retenues à la source sur dividendes, frais de transaction internes.

Un ETF affichant un TER de 0,05 % peut techniquement sous-performer l'indice de 0,40 % par an si sa structure de swap est coûteuse ou mal optimisée. À l'inverse, un ETF à 0,15 % de TER peut afficher un écart de suivi de seulement 0,05 % si la contrepartie swap est bien négociée. Ce critère est le plus pertinent pour évaluer la performance réelle, mais il exige un historique d'au moins 3 ans pour être significatif. Pour bien comprendre cet indicateur fondamental, lisez quel ETF est le plus rentable.

⚠️ Attention : l'écart de suivi d'un ETF jeune (moins de 2 ans) n'est pas statistiquement fiable. Privilégiez les fonds avec au moins 3 ans d'historique pour ce critère.

Comparatif des 4 ETF S&P 500 éligibles au PEA en 2026

Quatre ETF S&P 500 sont éligibles au PEA en 2026, tous à réplication synthétique et capitalisants. Aucun n'est distribuant : la capitalisation des dividendes maximise l'effet de composition dans l'enveloppe fiscale du PEA. Voici le détail de chaque fonds.

Amundi PEA S&P 500 UCITS ETF Acc (PSP5 : FR0011871128)

C'est le fonds de référence du marché, et pour une bonne raison. Lancé en 2014, il cumule plus de 1 105 millions d'euros d'encours (source justETF, 2026), ce qui en fait l'ETF S&P 500 PEA le plus liquide et le plus ancien. Son TER de 0,15 % n'est pas le plus bas, mais sa tracking difference historique est très contenue : généralement inférieure à 0,10 % par an sur 5 ans.

Pour un débutant qui démarre un investissement en bourse via des ETF, c'est le choix le plus sûr : spread serré, exécution fiable, disponibilité chez tous les courtiers PEA. Le ticker PSP5 est présent dans le palmarès ETF à 0 € de frais de courtage de BoursoBank.

  • Points forts : encours record (1 105 M€), liquidité optimale, historique long (2014), disponible chez tous les courtiers PEA, éligible au palmarès 0 € de BoursoBank
  • Limites : TER de 0,15 % (pas le moins cher), Amundi a fusionné/combiné plusieurs ETF par le passé (risque de changement de structure ponctuel)

BNP Paribas Easy S&P 500 UCITS ETF (ESE : FR0011550185)

Le BNP Paribas Easy S&P 500 (ESE) est le concurrent direct de l'Amundi PSP5. Même TER de 0,15 %, même mécanisme swap, même éligibilité PEA. Son encours est plus modeste : environ 480 millions d'euros : mais reste largement suffisant pour assurer une liquidité quotidienne correcte.

BNP Paribas est un acteur historique de la gestion indicielle en Europe. La solidité de l'émetteur et la qualité du collatéral swap (la banque BNP Paribas est souvent elle-même contrepartie) rassurent les investisseurs attentifs au risque de contrepartie.

  • Points forts : émetteur solide (BNP Paribas), TER compétitif, bonne disponibilité courtiers, contrepartie swap intégrée au groupe bancaire
  • Limites : encours deux fois plus faible que l'Amundi PSP5, suivi parfois moins serré que le leader

Ossiam S&P 500 UCITS ETF 1C EUR (LU2997383372)

Le petit dernier affiche le TER le plus agressif du marché : 0,05 %, soit trois fois moins que l'Amundi et le BNP. Lancé plus récemment, il cumule déjà 676 millions d'euros d'encours (source justETF, 2026), ce qui témoigne d'une adoption rapide par les investisseurs particuliers et institutionnels.

Ce fonds utilise également un swap sur indice S&P 500 avec un panier de titres européens. Son ISIN luxembourgeois (LU2997383372) le distingue des deux fonds français, mais cela n'a aucun impact fiscal dans le PEA. La jeunesse du fonds reste son principal inconvénient : l'historique de tracking difference est encore limité pour juger de la qualité réelle de la réplication.

  • Points forts : TER imbattable (0,05 %), encours déjà conséquent (676 M€) malgré sa jeunesse, adoption rapide par le marché
  • Limites : historique court (tracking difference encore peu significatif), émetteur moins connu du grand public qu'Amundi ou iShares

iShares S&P 500 Swap PEA UCITS ETF (LU2809859786)

BlackRock, via sa marque iShares, propose un ETF S&P 500 Swap spécifiquement conçu pour le PEA français. Son TER de 0,07 % le positionne entre l'Ossiam (0,05 %) et le duo Amundi/BNP (0,15 %). L'encours est estimé autour de 350 millions d'euros.

Pour un décryptage complet de ce fonds, consultez notre guide complet sur l'iShares S&P 500 Swap PEA UCITS ETF. La force de BlackRock réside dans la qualité de sa gestion indicielle et la robustesse de ses infrastructures de swap, avec des contreparties multiples qui diluent le risque.

  • Points forts : marque iShares (BlackRock), TER intermédiaire (0,07 %), gestion indicielle éprouvée, contreparties swap diversifiées
  • Limites : encours plus modeste, disponibilité variable selon les courtiers (absent de certains palmarès 0 €), ISIN luxembourgeois

Meilleur ETF S&P 500 PEA selon votre courtier : Boursorama, Fortuneo, Trade Republic

Tous les courtiers PEA ne référencent pas les mêmes ETF, et les grilles tarifaires divergent fortement. Voici la disponibilité et les frais pour les trois courtiers les plus recherchés par les internautes.

💡 À noter : le choix du courtier impacte directement le coût total de votre stratégie d'investissement. Un ETF au TER imbattable peut coûter plus cher qu'un concurrent si votre courtier applique des frais de transaction élevés sur ce fonds.

ETF S&P 500 PEA sur Boursorama (BoursoBank)

BoursoBank (ex-Boursorama) propose un palmarès de 182 ETF à 0 € de frais de courtage à l'achat (source boursorama.com, 2026). Les quatre ETF S&P 500 éligibles PEA : Amundi PSP5, BNP ESE, Ossiam S&P 500 et iShares Swap PEA : figurent dans ce palmarès.

Pour un investisseur qui programme un ordre mensuel de 200 €, cette gratuité change la donne : 0 € de frais de transaction signifie que 100 % du versement est investi. Avec des frais de 0,50 % par ordre (soit 1 € sur 200 €), l'impact reste modeste, mais sur 120 ordres en 10 ans, l'économie atteint 120 €.

Le compte-titres ordinaire et le PEA de BoursoBank donnent accès aux mêmes ETF. Pour une stratégie S&P 500, le PEA est fiscalement plus intéressant. Le rendement moyen des actions américaines du S&P 500 s'établissait à environ 0,65 % en dividende (source boursorama.com, janvier 2026), un taux à rapprocher des 4,6 % servis par le Livret A à la même période : ce qui illustre que le rendement du S&P 500 provient historiquement davantage de l'appréciation du capital que du dividende.

ETF S&P 500 PEA sur Fortuneo

Fortuneo propose également un PEA avec une offre de frais réduits sur les ETF. Le premier ordre mensuel jusqu'à 500 € est gratuit pour les clients détenant un compte bancaire Fortuneo. Au-delà, les frais s'établissent à 0,20 % du montant de la transaction.

L'Amundi PSP5 et le BNP ESE sont systématiquement disponibles chez Fortuneo. L'iShares Swap PEA et l'Ossiam S&P 500 peuvent nécessiter une vérification ponctuelle : leur référencement dépend de la plateforme de cotation. En pratique, Fortuneo référence Euronext Paris, où les deux fonds français (FR0011871128 et FR0011550185) sont cotés. Les ISIN luxembourgeois (LU2997383372, LU2809859786) peuvent être accessibles via d'autres places de cotation, mais leur liquidité sur Euronext reste plus faible.

Pour un investisseur qui passe un ordre mensuel de 200 € sur l'Amundi PSP5, le coût est de 0 € avec l'offre premier ordre, puis 0,40 € par ordre supplémentaire dans le mois : ce qui reste très compétitif.

ETF S&P 500 PEA sur Trade Republic

Trade Republic a lancé son PEA en 2025, avec une promesse de frais de courtage à 1 € par ordre, sans minimum de transaction. Les quatre ETF S&P 500 PEA sont théoriquement disponibles via la plateforme, qui référence les places de cotation Xetra et Tradegate.

L'offre PEA de Trade Republic reste toutefois plus récente et son catalogue de produits évolue. Avant de transférer un PEA existant ou d'en ouvrir un chez ce néo-courtier, vérifiez la disponibilité exacte des ISIN qui vous intéressent. Le service client 100 % digital et l'absence de conseil personnalisé peuvent constituer un frein pour un débutant. Pour une stratégie simple et éprouvée, BoursoBank et Fortuneo offrent un meilleur compromis entre coûts, stabilité et accès aux ETF S&P 500 PEA.

CAS PRATIQUE CHIFFRÉ : investir 200 €/mois sur un ETF S&P 500 PEA

Prenons un cas concret pour mesurer l'impact du TER sur la durée. Un investisseur de 30 ans ouvre un PEA et programme un versement mensuel de 200 € sur un ETF S&P 500. Il compare deux scénarios : l'Amundi PSP5 (TER 0,15 %) et l'Ossiam S&P 500 (TER 0,05 %).

Hypothèses :

  • Versement : 200 € par mois pendant 20 ans, soit 48 000 € de capital investi
  • Rendement annuel brut de l'indice S&P 500 : aucune projection n'est donnée ici (les performances passées ne préjugent pas des performances futures)
  • L'exercice isole UNIQUEMENT l'impact de l'écart de TER (0,10 point)

Ce que l'écart de TER change concrètement : sur 20 ans, avec un capital cumulé de 48 000 €, une différence de 0,10 % de frais annuels représente environ 960 € de frais supplémentaires (calcul simplifié, hors effet de capitalisation composée). Avec l'effet boule de neige des intérêts composés sur deux décennies, cet écart dépasse les 2000 € en fin de période.

⚠️ Attention : ce calcul n'est pas une simulation de performance future. Il illustre uniquement le mécanisme des frais. Le rendement réel du S&P 500 est par nature incertain et volatil.

À l'inverse, le rendement moyen des dividendes du S&P 500 n'excédait pas 0,65 % en janvier 2026 (source boursorama.com), un taux à rapprocher des 4,6 % du Livret A à la même date. Ces chiffres rappellent que le dividende seul ne justifie pas un investissement en actions américaines : c'est l'appréciation du capital sur longue période qui constitue le moteur principal du S&P 500. Pour creuser ces projections avec vos propres paramètres, vous pouvez simuler l'impact des frais sur votre investissement ETF.

L'erreur courante à éviter : confondre ETF S&P 500 USD et ETF S&P 500 éligible PEA

Le piège le plus fréquent chez les débutants : acheter un ETF S&P 500 en USD, non éligible PEA, en pensant bénéficier de l'avantage fiscal.

Le cas typique : l'investisseur repère l'iShares Core S&P 500 UCITS ETF (CSPX), le plus gros ETF S&P 500 UCITS au monde, avec un TER attractif et des centaines de milliards d'encours. Il passe un ordre dans son PEA. Deux scénarios possibles : soit l'ordre est bloqué par le courtier (rejet immédiat), soit : plus grave : il est exécuté et l'investisseur détient un titre non éligible dans son PEA.

La conséquence du second scénario est sévère. La présence d'un titre non éligible dans un PEA entraîne la clôture du plan et la perte rétroactive de l'avantage fiscal. Les plus-values deviennent imposables au taux de 30 % (flat tax : 12,8 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux) au lieu d'une exonération d'impôt sur le revenu après 5 ans.

Comment éviter cette erreur ? Le Document d'Information Clé pour l'Investisseur (DICI/KID) de chaque ETF mentionne explicitement son éligibilité au PEA. Cherchez la mention « Éligible au PEA » ou « PEA eligible » dans le DICI avant tout achat. Les ETF physiques américains : iShares Core S&P 500 (CSPX), Vanguard S&P 500 (VUSA), Invesco S&P 500 (SPXS) : ne portent jamais cette mention.

ETF S&P 500 équipondéré sur PEA : une alternative à connaître

Un ETF S&P 500 équipondéré (equal-weight) attribue le même poids à chaque action de l'indice, soit environ 0,20 % par titre, au lieu de suivre la capitalisation boursière. Dans la version classique (cap-weighted), les 10 plus grosses capitalisations : Apple, Microsoft, Nvidia, Amazon, Meta, Alphabet, Tesla, Berkshire Hathaway, Broadcom, Eli Lilly : représentent plus de 35 % de l'indice.

L'approche équipondérée dilue cette concentration et donne plus de poids aux small et mid caps de l'indice. Historiquement, le S&P 500 Equal Weight a surperformé le S&P 500 classique sur certaines périodes longues, notamment grâce à un effet de rééquilibrage automatique qui force à vendre les gagnants et acheter les perdants.

En PEA, l'offre est quasi inexistante en 2026. Aucun des quatre ETF S&P 500 éligibles PEA n'est équipondéré. Les ETF S&P 500 Equal Weight disponibles en Europe : comme le Xtrackers S&P 500 Equal Weight UCITS ETF : sont à réplication physique et donc non éligibles au PEA. Pour un investisseur souhaitant diversifier au-delà du biais « mega-cap tech » du S&P 500 classique, l'alternative la plus proche reste de combiner un ETF S&P 500 PEA avec un ETF STOXX Europe 600, lui aussi éligible, pour diluer la concentration sectorielle. Découvrez les meilleurs fonds indiciels pour débutants.

Fiscalité PEA sur les ETF S&P 500 : ce que vous paierez réellement

Le PEA offre un cadre fiscal spécifique qu'il faut connaître avant d'investir. Après 5 ans de détention du plan, les gains réalisés (plus-values et dividendes) sont exonérés d'impôt sur le revenu. Cette règle constitue l'avantage principal du PEA par rapport au compte-titres ordinaire, où la flat tax de 30 % s'applique.

Deux précisions majeures. Les prélèvements sociaux de 17,2 % restent dus dans tous les cas, même après 5 ans. Le PEA n'est pas une exonération totale. Le plafond de versement est de 150 000 € (service-public.fr, 2026) : les versements au-delà sont impossibles, mais les plus-values accumulées dans le plan peuvent dépasser ce seuil sans conséquence fiscale.

Les quatre ETF S&P 500 PEA sont capitalisants : ils réinvestissent automatiquement les dividendes perçus sans les distribuer. Dans un PEA, c'est un avantage supplémentaire. Les dividendes réinvestis ne subissent pas de frottement fiscal immédiat et profitent pleinement de l'effet de capitalisation sur la durée. Un ETF distribuant verserait des dividendes sur le compte espèce du PEA, où ils resteraient inactifs jusqu'à réinvestissement manuel.

📌 Important : Un retrait partiel ou total du PEA avant 5 ans entraîne la clôture du plan (sauf exceptions : licenciement, invalidité, décès). L'imposition bascule alors au régime de la flat tax (30 %) sur l'ensemble des gains.

Notre sélection finale : quel ETF S&P 500 PEA choisir selon son profil ?

Aucun ETF n'est universellement « le meilleur ». La sélection dépend de trois variables : votre courtier, votre horizon de placement et votre sensibilité au risque de contrepartie swap. Voici les recommandations par profil.

  • Débutant, simplicité maximale : Amundi PEA S&P 500 (PSP5, FR0011871128). Encours record (1 105 M€), disponible partout, 0 € de frais chez BoursoBank, tracking difference maîtrisée depuis plus de 10 ans.
  • Investisseur sensible aux frais, horizon long (>15 ans) : Ossiam S&P 500 (LU2997383372). TER imbattable de 0,05 %, encours déjà significatif (676 M€). Son historique limité est compensé par l'économie de frais sur longue période.
  • Investisseur prudent face au risque de contrepartie : BNP Paribas Easy S&P 500 (ESE, FR0011550185). L'émetteur et la contrepartie swap appartiennent au même groupe bancaire européen systémique, ce qui réduit la probabilité d'un double défaut.
  • Investisseur souhaitant diluer la concentration tech : aucun ETF S&P 500 équipondéré n'est éligible PEA. Combinez l'Amundi PSP5 avec un ETF STOXX Europe 600 (lui aussi éligible PEA) pour diversifier les zones géographiques et sectorielles.

Le choix final dépend aussi de la gratuité des frais de courtage. Chez BoursoBank, les quatre ETF sont accessibles sans frais à l'achat, ce qui rend l'Ossiam à 0,05 % encore plus attractif pour un versement programmé. Pour un guide pas-à-pas complet, référez-vous à notre guide complet sur les ETF S&P 500 sur PEA.

Et pour aller plus loin et diversifier vos placements, n'hésitez pas à découvrir comment choisir un ETF Emerging Markets sur PEA adapté à votre stratégie.

Fiche pratique

TitreETF S&P 500 PEA : chiffres clés 2026
Détail4 ETF synthétiques éligibles ; TER de 0,05 % (Ossiam) à 0,15 % (Amundi, BNP) ; Encours : 1 105 M€ (Amundi PSP5) à ~350 M€ (iShares) ; Plafond PEA : 150 000 € (versements) ; Fiscalité après 5 ans : exonération d'IR, prélèvements sociaux 17,2 % ; Frais de courtage BoursoBank : 0 € sur 182 ETF du palmarès

Sources

Le contenu de cette page a une vocation pédagogique et ne vaut pas recommandation d'investissement. Consultez un intermédiaire agréé pour une analyse adaptée à votre profil.

Questions de débutants

Peut-on investir sur le sp500 avec un PEA ?

Oui, c'est possible, mais uniquement via des ETF synthétiques (swap). Le Code monétaire et financier exige qu'un PEA détienne au moins 75 % de titres émis par des sociétés ayant leur siège dans l'Espace économique européen. Les ETF physiques d'actions américaines ne remplissent pas cette condition. Le mécanisme swap contourne légalement cette règle : l'ETF détient un panier d'actions européennes éligibles et conclut un contrat d'échange avec une contrepartie bancaire qui lui verse la performance exacte du S&P 500.

Quel est le meilleur ETF sur le S&P 500 ?

Le meilleur ETF dépend du critère retenu. L'Amundi PEA S&P 500 (FR0011871128, TER 0,15 %) domine en termes d'encours (1 105 M€, source justETF, 2026), gage de liquidité. L'Ossiam S&P 500 (LU2997383372, TER 0,05 %) affiche les frais les plus bas. Pour un investisseur débutant recherchant simplicité et sécurité, l'Amundi PSP5 ou le BNP Paribas Easy ESE (FR0011550185, TER 0,15 %) restent les références, notamment via BoursoBank qui les propose sans frais de courtage.

Quel ETF S&P 500 Warren Buffett recommande-t-il ?

Warren Buffett recommande un fonds indiciel S&P 500 à bas coût, et plus précisément le Vanguard 500 Index Fund (VFIAX) dans sa lettre aux actionnaires de Berkshire Hathaway. Ce fonds américain n'est pas éligible au PEA français, car il ne bénéficie pas du passeport UCITS. Pour un équivalent en PEA, l'Amundi PEA S&P 500 UCITS ETF (FR0011871128) ou le BNP Paribas Easy S&P 500 (FR0011550185) appliquent la même philosophie : gestion passive, diversification large et frais réduits.

Quel ETF acheter avec un PEA ?

Les ETF S&P 500 éligibles au PEA sont tous synthétiques : Amundi PEA S&P 500 (FR0011871128), BNP Paribas Easy S&P 500 (FR0011550185), Ossiam S&P 500 (LU2997383372) et iShares S&P 500 Swap PEA (LU2809859786). Au-delà du S&P 500, un PEA peut accueillir des ETF répliquant le MSCI World swap, le STOXX Europe 600, le CAC 40 ou des ETF thématiques (tech, santé, climat) dès lors qu'ils respectent la règle des 75 % de titres européens.