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Meilleur ETF 2026 : comparatif de 7 fonds indiciels pour construire

Quel est le meilleur ETF en 2026 ? Comparatif de 7 fonds indiciels (MSCI World, S&P 500, semiconducteurs…) avec critères de sélection, fiscalité PEA et cas

Alice MarchandAlice Marchand 17 min de lecture
Meilleur ETF 2026 : 7 fonds indiciels passés au crible
Mon top 7 des ETF PEA pour 2026 !

Le meilleur ETF en 2026 dépend de votre enveloppe fiscale : pour un PEA, l'Amundi MSCI World UCITS ETF (TER 0,38 %, réplication synthétique) offre une diversification mondiale avec exonération d'impôt après 5 ans. En compte-titres, l'iShares Core MSCI World UCITS ETF (TER 0,20 %) ou l'iShares S&P 500 UCITS ETF (TER 0,07 %) proposent les frais les plus bas. Avec 225 milliards d'euros de collecte nette au S1 2026 (Boursorama, juillet 2026), la gestion passive confirme sa place centrale dans les stratégies patrimoniales.

Le meilleur ETF en 2026 n'existe pas dans l'absolu : tout dépend de votre enveloppe fiscale, de votre horizon de placement et de votre tolérance au risque. Un ETF MSCI World éligible au PEA constitue le socle le plus robuste pour un débutant, tandis qu'un ETF S&P 500 à 0,07 % de TER séduira celui qui accepte une exposition concentrée sur les États-Unis. Les 225 milliards d'euros de collecte nette enregistrés au premier semestre 2026 (Boursorama, juillet 2026) confirment que les investisseurs plébiscitent ces fonds indiciels. Voici les 5 critères objectifs pour les comparer, 7 ETF passés au crible, et un cas pratique chiffré pour un premier investissement de 3 000 € via PEA.

Pour aller plus loin, vous pouvez consulter notre guide détaillé sur quel ETF choisir en 2026 afin de préciser votre stratégie d'investissement.

En bref

  • L'ETF MSCI World éligible PEA (Amundi) est le meilleur compromis diversification/fiscalité pour un débutant français en 2026.
  • Les ETF sectoriels comme les semi-conducteurs (+79,32 %) ou le cuivre (+79,37 %) concentrent un risque extrême et ne doivent pas dépasser 10 à 20 % d'un portefeuille.
  • La réplication synthétique est la clé de l'éligibilité PEA pour les indices non européens (S&P 500, MSCI World).
  • Un TER de 0,07 % versus 0,38 % représente 31 € d'écart par an pour 10 000 € investis : significatif sur 20 ans, secondaire face au choix de l'enveloppe fiscale.

Comparatif en un coup d'œil

Cliquez sur un en-tête de colonne pour trier.

ETFIndice répliquéÉmetteurTER approx.Éligible PEARéplicationEncours indicatif
iShares Core MSCI World UCITS ETFMSCI WorldiShares (BlackRock)0.2 %Non (CTO uniquement)Physique (échantillonnage)75 Mds €
Amundi MSCI World UCITS ETFMSCI WorldAmundi0.38 %Oui (synthétique)Synthétique (swap)5.5 Mds €
iShares S&P 500 UCITS ETFS&P 500iShares (BlackRock)0.07 %Non (CTO uniquement)Physique85 Mds €
BNP Paribas Easy S&P 500 UCITS ETFS&P 500BNP Paribas Easy0.15 %Oui (synthétique)Synthétique (swap)4.2 Mds €
Amundi MSCI Semiconductors ETF AccMSCI World SemiconductorsAmundi0.3 %Oui (synthétique)Synthétique (swap)0.15 Mds €
iShares Copper Miners UCITS ETFSTOXX Global Copper MinersiShares (BlackRock)0.55 %Non (CTO uniquement)Physique0.3 Mds €
Lyxor MSCI EMU UCITS ETFMSCI EMU (zone euro)Lyxor (Amundi)0.25 %Oui (synthétique)Synthétique (swap)2.1 Mds €

Pourquoi les ETF attirent autant d'argent en 2026

225 milliards d'euros. C'est le montant engrangé par les ETF dans le monde au premier semestre 2026, selon les données de collecte compilées par Boursorama (juillet 2026). Le seul mois de juin 2026 a concentré 31 milliards d'euros de souscriptions nettes sur les ETF actions, un niveau nettement supérieur à la moyenne mensuelle de 21 milliards observée en 2025.

Ce n'est pas un accident de parcours. Les flux vers la gestion passive suivent une trajectoire structurelle depuis une décennie. La raison principale : le différentiel de frais avec la gestion active, qui peine à battre ses indices de référence sur longue période. En janvier 2026, les prévisions de croissance des bénéfices sur les places mondiales atteignaient +14,2 % (Boursorama, 16 janvier 2026), un contexte macro qui a probablement renforcé l'appétit pour les ETF actions.

Pour l'investisseur débutant, cette dynamique signifie une chose : la question n'est plus de savoir s'il faut utiliser des ETF, mais lesquels choisir et comment les loger fiscalement.

Un premier semestre 2026 record pour les ETF actions

Le premier semestre 2026 s'inscrit dans la continuité d'une tendance lourde. Les 225 milliards d'euros de collecte nette ne se répartissent pas uniformément : les ETF actions captent l'essentiel des flux, portés par des anticipations de résultats d'entreprises solides. La structuration du marché européen autour du label UCITS garantit aux épargnants français un cadre réglementaire protecteur : diversification minimale, transparence des frais, liquidité quotidienne.

Ce cadre UCITS est le même qui régit les OPCVM classiques. La différence tient au mode de gestion : l'ETF réplique un indice, sans pari discrétionnaire de gérant. Cette passivité mécanique explique des frais de gestion (TER) souvent 5 à 10 fois inférieurs à ceux d'un fonds actif.

Ce que révèle la collecte mensuelle de juin 2026

Juin 2026 a concentré 31 milliards d'euros de souscriptions nettes sur les seuls ETF actions. C'est 48 % de plus que la moyenne mensuelle de 2025, qui s'établissait à 21 milliards d'euros (Boursorama, 10 juillet 2026). Une accélération qui coïncide avec un environnement de marché favorable aux grandes capitalisations, principal sous-jacent des ETF les plus collecteurs.

Cette dynamique mensuelle confirme que les pics de volatilité ne découragent pas les flux entrants. Les investisseurs utilisent les ETF autant pour ajuster leurs expositions que pour construire des positions de long terme.

Les 5 critères pour choisir un ETF en 2026

Choisir un ETF ne se résume pas à regarder sa performance récente. Cinq critères objectifs permettent de comparer des fonds entre eux et d'éviter les erreurs de débutant. Ces critères sont transversaux : ils s'appliquent aussi bien à un ETF MSCI World qu'à un fonds sectoriel sur les semi-conducteurs.

Appliquer cette grille avant tout achat vous évite de découvrir après coup qu'un ETF n'est pas éligible au PEA, ou que ses frais grèvent significativement votre rendement net sur 15 ans.

TER (Total Expense Ratio) : le coût annuel à surveiller

Le TER (Total Expense Ratio) représente le coût annuel total prélevé par l'émetteur sur l'encours du fonds. Pour un ETF actions diversifié, il oscille entre 0,07 % (iShares S&P 500) et 0,55 % (iShares Copper Miners).

Concrètement, pour 10 000 € investis : un TER de 0,07 % coûte 7 € par an, un TER de 0,38 % coûte 38 €, et un TER de 0,55 % coûte 55 €. L'écart se creuse avec le temps et l'effet composé. Sur 20 ans avec un rendement annualisé de 6 %, la différence entre 0,07 % et 0,38 % de TER représente plusieurs centaines d'euros.

Attention cependant : un TER bas ne garantit rien si l'indice sous-jacent ne correspond pas à votre stratégie. Le TER est un critère d'optimisation, pas de sélection principale.

Encours sous gestion et liquidité quotidienne

L'encours sous gestion mesure la taille totale du fonds. Un ETF MSCI World comme l'iShares Core UCITS ETF dépasse les 70 milliards d'euros d'encours. À l'inverse, un ETF sectoriel comme l'Amundi MSCI Semiconductors ETF Acc pèse moins de 200 millions d'euros.

La liquidité quotidienne dépend en partie de cet encours, mais aussi du marché sous-jacent. Un ETF à faible encours sur un indice très liquide (actions américaines) ne pose pas de problème de cotation. En revanche, un ETF de niche à la fois petit et peu échangé peut générer des écarts de prix (spread) plus larges à l'achat comme à la vente.

Pour un débutant, privilégier des ETF dont l'encours dépasse 500 millions d'euros réduit le risque opérationnel sans compromettre le choix d'indice.

Éligibilité PEA ou compte-titres : impact fiscal immédiat

C'est le critère le plus déterminant pour un résident fiscal français. Un ETF éligible au PEA permet, après 5 ans de détention du plan, une exonération totale d'impôt sur le revenu sur les plus-values. Seuls les prélèvements sociaux de 17,2 % restent dus. En compte-titres ordinaire (CTO), le prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 % s'applique.

L'éligibilité PEA repose sur un mécanisme technique : l'ETF doit être à réplication synthétique pour les indices non européens (MSCI World, S&P 500). La version iShares Core MSCI World, à réplication physique, n'est pas éligible au PEA. La version Amundi MSCI World, à réplication synthétique, l'est.

Pour en savoir plus sur les ETF éligibles au PEA et leur fiscalité, consultez notre guide complet : PEA ETF 2026 : les ETF éligibles, leur fiscalité.

Réplication physique ou synthétique : ce que ça change vraiment

La réplication physique signifie que le fonds détient directement les titres qui composent l'indice (ou un échantillon représentatif). C'est le cas de l'iShares Core MSCI World et de l'iShares S&P 500. Avantage : pas de risque de contrepartie. Inconvénient : pas d'éligibilité au PEA pour les indices non européens.

La réplication synthétique utilise un contrat d'échange (swap) avec une banque d'investissement : le fonds détient un panier de titres européens, et la contrepartie s'engage à verser la performance de l'indice cible. C'est le cas de l'Amundi MSCI World et du BNP Paribas Easy S&P 500. Avantage : éligibilité PEA. Inconvénient : un risque de contrepartie, encadré par la réglementation UCITS (exposition maximale de 10 % à une seule contrepartie).

Dans les faits, pour un investisseur de long terme, l'avantage fiscal du PEA grâce à la réplication synthétique l'emporte largement sur le risque de contrepartie résiduel.

Comparatif de 7 ETF à surveiller en 2026

Sept ETF représentatifs de différentes stratégies sont passés au crible ci-dessous. Le comparateur interactif vous permet de trier par TER, éligibilité PEA ou type de réplication. Les performances passées mentionnées (Boursorama, données 2026) ne préjugent en rien des résultats futurs.

Ces sept fonds couvrent les principales expositions recherchées par les investisseurs particuliers français en 2026 : marchés développés monde, États-Unis, zone euro, et deux secteurs ayant affiché des performances extrêmes. Pour approfondir la sélection des ETF Monde, notre guide ETF : meilleurs fonds indiciels pour débutants 2026 détaille les critères spécifiques aux indices larges.

Pour ceux qui privilégient les fonds de grandes capitalisations, un guide complet est disponible sur l'iShares S&P 500 Swap PEA UCITS ETF.

ETF monde et grandes capitalisations (MSCI World, S&P 500, zone euro)

L'iShares Core MSCI World UCITS ETF (BlackRock) est le fonds le plus massif de cette catégorie, avec un encours supérieur à 70 milliards d'euros et un TER de 0,20 %. Il réplique physiquement l'indice MSCI World (plus de 1 400 valeurs dans 23 pays développés). Non éligible au PEA, il se loge en compte-titres ordinaire ou en assurance-vie.

L'Amundi MSCI World UCITS ETF utilise une réplication synthétique pour offrir la même exposition, avec un TER de 0,38 %. Son atout décisif : l'éligibilité au PEA. L'encours est plus modeste (environ 5,5 milliards d'euros), mais la liquidité reste satisfaisante.

Pour l'indice S&P 500, l'iShares S&P 500 UCITS ETF affiche un TER de 0,07 %, le plus bas de cette sélection, avec un encours colossal dépassant 85 milliards d'euros. Non éligible PEA. Sa version synthétique éligible PEA est le BNP Paribas Easy S&P 500 UCITS ETF, au TER de 0,15 %.

Le Lyxor MSCI EMU UCITS ETF (Lyxor/Amundi) couvre la zone euro uniquement. Éligible au PEA, TER de 0,25 %, il convient aux investisseurs souhaitant une exposition européenne sans risque de change dollar/euro.

ETF sectoriels en tête du palmarès 2026 : semi-conducteurs et cuivre

Deux ETF ont dominé le palmarès Boursorama 2026 (hors ETF à effet de levier). L'iShares Copper Miners UCITS ETF affiche une performance de +79,37 % sur la période. L'Amundi MSCI Semiconductors ETF Acc a progressé de +79,32 % (Boursorama, données 2026).

Ces performances reflètent une conjonction de facteurs sectoriels exceptionnels : tension sur l'approvisionnement en cuivre et essor des applications d'intelligence artificielle pour les semi-conducteurs. L'iShares Copper Miners (TER de 0,55 %, non éligible PEA) investit dans les sociétés minières liées au cuivre. L'Amundi MSCI Semiconductors (TER de 0,30 %, éligible PEA) couvre les fabricants de puces.

La vidéo 100% ETF de Boursorama (1er trimestre 2026) confirme que les ETF iShares les plus achetés chez BoursoBank incluent ces thématiques, signe d'un fort intérêt des investisseurs particuliers pour les secteurs en vue.

ETF éligibles PEA : la contrainte qui change tout pour un résident français

Pour un résident fiscal français, l'éligibilité PEA est souvent le facteur décisif. Dans le comparatif ci-dessus, quatre ETF sur sept sont éligibles : Amundi MSCI World, BNP Paribas Easy S&P 500, Amundi MSCI Semiconductors et Lyxor MSCI EMU.

L'arbitrage est simple. Sur un CTO, chaque euro de plus-value est taxé à 30 % (PFU). Sur un PEA de plus de 5 ans, il est exonéré d'impôt sur le revenu. Pour un investisseur qui place 500 € par mois pendant 20 ans avec un rendement annualisé de 6 %, la différence de fiscalité représente plusieurs dizaines de milliers d'euros de gain net.

Consultez notre comparatif des meilleurs ETF PEA 2026 pour une analyse détaillée des fonds éligibles et de leurs spécificités.

Cas pratique : investir 3 000 € en ETF via PEA en 2026

Prenons un scénario concret : un investisseur débutant ouvre un PEA en 2026 et y place 3 000 €. Son objectif : une exposition diversifiée aux marchés mondiaux, avec une touche sectorielle pour chercher un surcroît de performance. Il adopte une logique cœur/satellite.

Ce cas pratique repose sur des hypothèses prudentes. Les performances passées des ETF mentionnés ne préjugent pas des résultats futurs. Les frais de courtage sont ceux d'un courtier en ligne standard (0,50 % par ordre, soit 15 € pour 3 000 €). Les calculs ci-dessous visent uniquement à illustrer l'impact mécanique du TER et de la fiscalité.

Répartition du portefeuille : logique cœur / satellite

L'investisseur alloue 80 % (2 400 €) à l'Amundi MSCI World UCITS ETF (TER 0,38 %, éligible PEA, réplication synthétique) et 20 % (600 €) à l'Amundi MSCI Semiconductors ETF Acc (TER 0,30 %, éligible PEA).

Le cœur du portefeuille est donc un indice monde diversifié. Le satellite sectoriel représente une exposition concentrée sur les fabricants de semi-conducteurs : un pari thématique assumé, mais calibré à une proportion qui ne met pas en péril l'ensemble du portefeuille.

Cette répartition 80/20 est une règle de prudence pour tout débutant : le cœur (ETF monde) apporte la diversification, le satellite (ETF sectoriel) apporte l'exposition ciblée sans jamais devenir dominant.

Pour les investisseurs intéressés par les fonds mondiaux et leur éligibilité au PEA, notre article dédié aux ETF World PEA offre une perspective approfondie.

Simulation des frais sur 5 ans selon le TER

Les frais de courtage pour deux ordres (un ordre monde, un ordre sectoriel) s'élèvent à 15 € au total avec un tarif standard de 0,50 % par transaction. C'est 0,50 % du capital investi, un coût d'entrée acceptable.

Ensuite, le TER prélève chaque année :

  • 9,12 € sur la part monde (0,38 % × 2 400 €)
  • 1,80 € sur la part sectorielle (0,30 % × 600 €)

Soit 10,92 € de frais de gestion annuels cumulés la première année, ou 0,36 % de l'encours total.

Sur 5 ans, en supposant un rendement annualisé brut de 6 % et un réinvestissement des dividendes, les frais cumulés (courtage + TER) représentent environ 90 à 100 €, soit environ 1,8 % du gain brut potentiel. Ce chiffre illustre un principe essentiel : en gestion passive, les frais sont maîtrisés et prévisibles.

La fiscalité, elle, est le vrai levier. Après 5 ans de détention du PEA, les plus-values sont exonérées d'impôt sur le revenu. Seuls les prélèvements sociaux de 17,2 % s'appliquent au moment du retrait. Sur un CTO, le PFU de 30 % s'appliquerait intégralement. Pour un gain de 3 000 €, l'écart de fiscalité atteint 384 € (900 € de PFU en CTO contre 516 € de prélèvements sociaux en PEA).

💡 À noter : la croissance des bénéfices attendue sur les places mondiales en 2026 (+14,2 %, Boursorama, janvier 2026) fournit un contexte macro favorable, mais ne constitue en aucun cas une projection de rendement pour les ETF présentés. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

L'erreur courante : confondre performance récente et qualité d'un ETF

Un ETF affiche +79 % sur un an. La tentation est forte d'en faire le cœur de son portefeuille. C'est l'erreur la plus classique : et potentiellement la plus coûteuse : pour un investisseur débutant.

L'iShares Copper Miners UCITS ETF (+79,37 %, Boursorama, données 2026) et l'Amundi MSCI Semiconductors ETF Acc (+79,32 %) illustrent parfaitement ce piège. Ces performances traduisent une conjonction de facteurs sectoriels exceptionnelle. Elles ne disent rien de la qualité intrinsèque de l'ETF, de sa diversification, ni de sa résilience en cas de retournement.

Un ETF sectoriel concentre le risque sur un nombre restreint d'entreprises corrélées entre elles. L'indice MSCI World Semiconductors pèse quelques dizaines de valeurs. L'indice STOXX Global Copper Miners encore moins. En cas de choc sectoriel : baisse du prix du cuivre, correction des valorisations technologiques : l'ETF subit l'intégralité de la baisse sans amortisseur.

La diversification est le seul « rendement gratuit » en finance. Un ETF MSCI World dilue le risque sur 23 pays et plus de 1 400 titres. Un ETF sectoriel concentre le risque sur une poignée d'entreprises dans un seul secteur. Le premier est un socle, le second un pari.

⚠️ Attention : acheter un ETF uniquement parce qu'il figure en tête d'un palmarès annuel revient à prendre le risque d'acheter au plus haut un secteur déjà largement valorisé. Un ETF monde doit toujours constituer le cœur du portefeuille (70 à 90 %), l'ETF sectoriel restant une position satellite.

Où acheter des ETF en 2026 : courtier, PEA et assurance-vie

Vous ne pouvez pas acheter un ETF directement auprès d'Amundi ou de BlackRock. La réglementation impose de passer par un intermédiaire financier agréé. Le guide officiel du ministère de l'Économie (economie.gouv.fr) le rappelle : banque, courtier en ligne, assureur ou conseiller en gestion de patrimoine sont les seuls canaux d'accès autorisés.

L'Autorité des marchés financiers (AMF) tient un registre des intermédiaires agréés. Avant d'ouvrir un compte, vérifiez que l'établissement figure bien sur ce registre. C'est votre première protection contre les offres non régulées.

Pour un guide complet sur l'achat d'ETF sans frais cachés, lisez notre article Comment acheter des ETF en 2026 sans frais cachés.

PEA, compte-titres ou assurance-vie : quelle enveloppe choisir ?

Le PEA est l'enveloppe de référence pour les ETF actions éligibles. Après 5 ans, l'exonération d'impôt sur le revenu change radicalement le rendement net. Son plafond de versement (150 000 €) suffit à la très grande majorité des épargnants. Pour approfondir le fonctionnement et les ETF éligibles, consultez notre guide complet PEA ETF 2026.

Le compte-titres ordinaire (CTO) accepte tous les ETF, y compris ceux à réplication physique sur indices non européens. Sa fiscalité (PFU à 30 %) est moins favorable, mais il n'a ni plafond de versement ni condition de durée. Il convient aux investisseurs qui ont déjà saturé leur PEA ou qui visent des ETF non éligibles.

L'assurance-vie permet d'investir dans des ETF via des unités de compte. Sa fiscalité est spécifique : abattement de 4 600 € (9 200 € pour un couple) sur les gains après 8 ans, puis imposition au barème ou au PFU selon les cas. Les frais de gestion de l'assurance-vie (souvent 0,50 à 0,80 % par an) viennent s'ajouter au TER de l'ETF, ce qui dégrade le rendement net par rapport à un PEA ou un CTO.

Fiche pratique

Collecte nette ETF au S1 2026225 milliards d'euros (Boursorama, juillet 2026)
Souscriptions nettes ETF actions juin 202631 milliards d'euros (Boursorama, juillet 2026)
Moyenne mensuelle 202521 milliards d'euros (Boursorama, juillet 2026)
Croissance bénéfices mondiaux attendue 2026+14,2 % (Boursorama, janvier 2026)
Performance iShares Copper Miners (palmarès 2026)+79,37 % (Boursorama, données 2026)
Performance Amundi MSCI Semiconductors (palmarès 2026)+79,32 % (Boursorama, données 2026)
Fiscalité PEA après 5 ansExonération d'impôt sur le revenu, prélèvements sociaux 17,2 %
Fiscalité CTO (PFU)30 % (12,8 % IR + 17,2 % PS)
Guide officiel à consultereconomie.gouv.fr : comment investir dans les ETF
Contact régulateurAMF (Autorité des marchés financiers)

Sources

Le contenu de cette page a une vocation pédagogique et ne vaut pas recommandation d'investissement. Consultez un intermédiaire agréé pour une analyse adaptée à votre profil.

Questions de débutants

Quel est le meilleur ETF pour débuter en 2026 ?

Pour un débutant en 2026, un ETF MSCI World éligible au PEA constitue le point d'entrée le plus équilibré. Il offre une diversification sur plus de 1 400 entreprises dans 23 pays développés, avec un TER souvent inférieur à 0,40 %. La version synthétique d'Amundi (éligible PEA) ou la version physique d'iShares (CTO uniquement) sont les deux références selon l'enveloppe fiscale choisie.

Un ETF MSCI World est-il toujours pertinent en 2026 ?

Oui. L'indice MSCI World reste la référence pour une exposition diversifiée aux marchés développés. Avec 225 milliards d'euros de collecte nette sur les ETF au premier semestre 2026 (Boursorama, juillet 2026), les flux confirment que les investisseurs continuent de privilégier ce type d'indice large comme socle de portefeuille. Sa pertinence tient à sa diversification, pas à une anticipation de performance.

Quelle différence entre un ETF à réplication physique et synthétique ?

Un ETF à réplication physique détient directement les titres de l'indice (ou un échantillon représentatif). Un ETF à réplication synthétique utilise un contrat d'échange (swap) avec une contrepartie pour reproduire la performance de l'indice. La réplication synthétique permet l'éligibilité au PEA pour des indices non européens (comme le S&P 500 ou le MSCI World), ce qui constitue un avantage fiscal déterminant pour un résident fiscal français.

Les ETF sectoriels comme les semi-conducteurs sont-ils risqués en 2026 ?

Ils concentrent un risque sectoriel élevé. L'Amundi MSCI Semiconductors ETF Acc affichait une performance de +79,32 % sur la période du palmarès Boursorama 2026, mais cette performance passée reflète une conjoncture exceptionnelle, pas une trajectoire garantie. Un ETF sectoriel doit rester une position satellite (10 à 20 % du portefeuille maximum), le cœur étant constitué d'un ETF diversifié.

Comment sont imposés les gains sur ETF en France en 2026 ?

En compte-titres ordinaire (CTO), les plus-values sont soumises au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 % (12,8 % d'impôt sur le revenu + 17,2 % de prélèvements sociaux). Dans un PEA de plus de 5 ans, les gains sont exonérés d'impôt sur le revenu (seuls les prélèvements sociaux de 17,2 % restent dus). En assurance-vie, la fiscalité dépend de la durée de détention et du montant des versements.

Peut-on acheter des ETF sur un PEA en 2026 ?

Oui, mais uniquement les ETF éligibles au PEA. Il s'agit principalement d'ETF à réplication synthétique répliquant des indices européens ou des indices internationaux via swap (comme l'Amundi MSCI World UCITS ETF ou le BNP Paribas Easy S&P 500 UCITS ETF). Les ETF à réplication physique répliquant des indices non européens (comme l'iShares Core MSCI World) ne sont pas éligibles au PEA et doivent être logés en compte-titres ordinaire.