Passer au contenu principal
Bourse DébutantBourse Débutant
Actions

Quelles actions à suivre en 2026 : méthode, secteurs et sélection concrète

Découvrez quelles actions suivre en 2026 : méthode d'analyse, secteurs porteurs, tableau comparatif PEA/CTO et erreurs à éviter. Guide concret

Alice MarchandAlice Marchand 18 min de lecture
Actions à suivre en 2026 : 7 valeurs françaises
La Meilleure action 2026 se cache ici !

Pour 2026, les actions à suivre se trouvent dans les secteurs porteurs comme l'IA, la transition énergétique et la santé. La sélection doit se baser sur des indicateurs financiers (PER, ROE). Après une hausse de 10% du CAC 40 en 2025 (Boursorama), les analystes anticipent 10-15% de croissance des bénéfices pour 2026.

Identifier la bonne action à suivre en 2026 requiert une analyse du contexte économique et une méthode de sélection rigoureuse. Après une année 2025 où le CAC 40 a progressé de 10 % (Boursorama, déc. 2025), les perspectives pour 2026 s'appuient sur une croissance des bénéfices attendue entre 10 et 15 % (Boursorama, déc. 2025). Ce guide propose une grille d'analyse pour vous aider à identifier les valeurs et secteurs porteurs, que ce soit pour un PEA ou un compte-titres. Nous aborderons les critères financiers clés et les erreurs à ne pas commettre.

Pour aller plus loin, découvrez les actions prometteuses 2026 et les erreurs à éviter.

Comparatif en un coup d'œil

Cliquez sur un en-tête de colonne pour trier.

ActionValeurSecteurÉligibilité PEARecommandation AnalysteProfil de risque
Air Liquiden.c.n.c.n.c.n.c.n.c.
LVMHn.c.n.c.n.c.n.c.n.c.
Schneider Electricn.c.n.c.n.c.n.c.n.c.
Capgeminin.c.n.c.n.c.n.c.n.c.
Carrefourn.c.n.c.n.c.n.c.n.c.
Crédit Agricolen.c.n.c.n.c.n.c.n.c.
TotalEnergiesn.c.n.c.n.c.n.c.n.c.

Le contexte boursier 2026 que tout investisseur doit connaître

Aborder les marchés financiers en 2026 nécessite de comprendre les forces en présence. L'année s'ouvre sur des perspectives globalement positives, mais contrastées selon les zones géographiques et les secteurs. Les investisseurs doivent naviguer entre l'optimisme porté par l'innovation technologique et la prudence face aux incertitudes macroéconomiques persistantes. La question n'est donc pas tant de savoir s'il faut investir, mais plutôt comment allouer ses capitaux de manière éclairée. Comprendre le contexte est la première étape pour prendre des décisions d'investissement pertinentes et alignées avec ses objectifs. Savoir si 2026 est-elle une bonne année pour investir en bourse dépendra de cette analyse fine.

CAC 40 : où en est-on ?

L'indice phare de la place parisienne a montré une belle résilience. Après une hausse de 10% en 2025 (Boursorama, déc. 2025), le CAC 40 a poursuivi sur sa lancée au début de l'année. En août 2026, il s'établissait à 8 484,43 points (Boursorama, données temps réel). Cette performance témoigne de la solidité des fleurons de l'économie française, notamment dans les secteurs du luxe, de l'industrie et de la finance. Cependant, cette moyenne cache des disparités importantes entre les valeurs. Une analyse au cas par cas reste donc indispensable avant tout investissement.

Croissance des bénéfices : ce que les analystes anticipent

Le principal moteur des cours de bourse reste la capacité des entreprises à générer des profits. Pour 2026, les analystes anticipent une croissance des bénéfices des sociétés du CAC 40 comprise entre 10 et 15 % (Boursorama, déc. 2025). Cette projection optimiste est soutenue par une demande qui reste solide dans de nombreux secteurs et par les gains de productivité liés aux nouvelles technologies. Ces prévisions, si elles se réalisent, pourraient continuer à soutenir la valorisation des actions françaises. Il convient toutefois de les considérer avec prudence, car elles dépendent de la conjoncture économique globale.

Actions internationales : la progression portée par l'IA

Le dynamisme ne se limite pas à l'Europe. À l'échelle mondiale, les actions internationales ont enregistré une progression significative de +18,3 % en dollars au début de l'année 2026, une performance largement tirée par l'engouement autour de l'intelligence artificielle (Boursorama, janv. 2026). Les géants technologiques américains, en particulier, ont capté une part importante des flux d'investissement. Cette tendance souligne l'importance de la diversification géographique dans un portefeuille pour ne pas dépendre uniquement de la conjoncture d'un seul marché.

La méthode pour choisir une action à suivre en 2026

Plutôt que de suivre aveuglément des listes de "valeurs à acheter", un investisseur avisé doit se doter d'une grille d'analyse simple et reproductible. Cette méthode permet d'évaluer la santé financière et le potentiel d'une entreprise de manière objective. Elle repose sur l'examen de quelques indicateurs fondamentaux qui, mis en perspective, donnent une image claire de la pertinence d'un investissement à un instant T. L'objectif n'est pas de prédire le futur, mais de prendre des décisions basées sur des faits tangibles. L'analyse fondamentale est la pierre angulaire d'une stratégie d'investissement réussie sur le long terme.

Les indicateurs financiers clés à regarder (PER, ROE, BPA)

Trois ratios sont au cœur de l'analyse fondamentale pour un débutant :

  • Le PER (Price Earning Ratio) : Il mesure la valorisation d'une société en comparant son cours de bourse à son bénéfice par action (BPA). Un PER de 15 signifie que l'on paie 15 fois les bénéfices annuels de l'entreprise. Un PER faible peut indiquer une sous-valorisation, mais aussi des perspectives de croissance faibles.
  • Le ROE (Return On Equity) : Cet indicateur mesure la rentabilité des capitaux propres. Un ROE de 20% signifie que pour 100 € investis par les actionnaires, l'entreprise génère 20 € de profit. Un ROE élevé et stable est un signe de performance et de solidité.
  • Le BPA (Bénéfice Par Action) : Il s'obtient en divisant le bénéfice net par le nombre d'actions. Un BPA en croissance régulière est le signe d'une entreprise qui se développe et crée de la valeur pour ses actionnaires. C'est un indicateur plus direct que le chiffre d'affaires.

Comment lire la valorisation d'une entreprise

La valorisation consiste à déterminer si le prix d'une action est juste, surévalué ou sous-évalué. Le PER est un premier outil, mais il doit être comparé à celui des concurrents du même secteur et à sa propre moyenne historique. Une entreprise de croissance dans la tech aura naturellement un PER plus élevé qu'une banque bien établie. D'autres éléments entrent en jeu, comme la capitalisation boursière (le poids total de l'entreprise en bourse) ou le rendement du dividende. Ce dernier, exprimé en pourcentage, représente la part des bénéfices que l'entreprise distribue à ses actionnaires. Il est particulièrement recherché par les investisseurs en quête de revenus réguliers.

L'importance du secteur d'activité dans la sélection

Une entreprise performante dans un secteur en déclin aura du mal à prospérer. À l'inverse, un leader dans un secteur en pleine expansion bénéficie d'un puissant vent de croissance. En 2026, certains secteurs se détachent nettement, portés par des tendances de fond. Il est donc crucial d'analyser la dynamique globale du secteur d'activité (croissance, concurrence, réglementation) avant de se pencher sur les mérites individuels d'une société. Investir dans une entreprise, c'est aussi parier sur l'avenir de son marché. L'analyse sectorielle précède et complète l'analyse de l'entreprise elle-même.

Si vous vous demandez dans quelle action investir en 2026, l'analyse sectorielle est une étape clé.

Quels secteurs vont porter les marchés en 2026 ?

L'identification des secteurs qui surperformeront les marchés est un exercice central pour l'investisseur. En 2026, plusieurs tendances lourdes, déjà visibles les années précédentes, se confirment et s'accélèrent. Ces thématiques sont portées par des innovations technologiques, des impératifs écologiques et des évolutions sociétales profondes. Se positionner sur ces secteurs permet de capter la croissance là où elle se trouve, à condition de bien diversifier ses investissements pour ne pas dépendre d'une seule thématique. L'enjeu est de distinguer les effets de mode des véritables révolutions industrielles.

Intelligence artificielle : un moteur de croissance durable ?

L'intelligence artificielle n'est plus un sujet de science-fiction, mais un moteur économique majeur. Son impact est visible dans la performance des actions internationales, qui ont progressé de +18,3 % en dollars début 2026, largement grâce à ce secteur (Boursorama, janv. 2026). L'IA optimise les processus dans tous les domaines, de l'industrie à la santé en passant par la finance. Investir dans l'IA peut se faire via des entreprises qui la développent (fabricants de puces, éditeurs de logiciels) ou celles qui l'utilisent pour améliorer leur compétitivité. La croissance de ce secteur semble structurelle et partie pour durer bien au-delà de 2026.

Énergie : entre transition et tensions géopolitiques

Le secteur de l'énergie est au cœur d'un double mouvement. D'un côté, la transition vers les énergies renouvelables offre des perspectives de croissance considérables pour les entreprises spécialisées dans le solaire, l'éolien ou l'hydrogène. De l'autre, les tensions géopolitiques maintiennent une forte demande pour les énergies traditionnelles. Des entreprises comme TotalEnergies, qui ont affiché une performance de +35,08% en 2026 (revenusetdividendes.com), illustrent cette dualité en investissant massivement dans les renouvelables tout en profitant des prix élevés des hydrocarbures. Ce secteur offre des opportunités, mais reste soumis à une forte volatilité.

Santé et défense : des valeurs de fond à ne pas négliger

En période d'incertitude économique, certains secteurs sont considérés comme défensifs car leur activité dépend moins de la conjoncture. La santé en est un parfait exemple : les dépenses liées au vieillissement de la population et à l'innovation médicale sont structurellement en hausse. De même, le secteur de la défense bénéficie d'une augmentation des budgets étatiques dans un contexte géopolitique tendu. Ces valeurs "de fond de portefeuille" apportent de la stabilité et des dividendes souvent réguliers, ce qui en fait des piliers pour un investissement à long terme. On peut y ajouter l'agroalimentaire ou certains services aux collectivités.

Sélection d'actions françaises à suivre en 2026 (éligibles PEA)

Le Plan d'Épargne en Actions (PEA) est l'enveloppe privilégiée pour investir dans des actions européennes grâce à sa fiscalité avantageuse. Le marché français regorge d'entreprises de qualité, leaders mondiaux dans leur domaine, qui sont parfaitement éligibles à ce dispositif. La sélection suivante, basée sur les analyses de marché et les consensus d'analystes, présente des profils variés, allant de la valeur industrielle de fond de portefeuille aux sociétés plus exposées à la consommation ou à la technologie. Il ne s'agit pas de recommandations d'achat, mais d'une base de réflexion pour construire un portefeuille diversifié.

Air Liquide : la valeur de fond du PEA

Le géant des gaz industriels et médicaux est un pilier pour de nombreux portefeuilles PEA. Sa force réside dans son modèle économique résilient, basé sur des contrats à long terme et une diversification géographique et sectorielle. Air Liquide bénéficie de tendances de fond comme la transition énergétique (hydrogène) et la santé. C'est une valeur de croissance régulière, qui a historiquement récompensé ses actionnaires sur le long terme. Vous pouvez en apprendre plus sur le programme Air Liquide et son action gratuite 2026. Son profil de risque est considéré comme modéré.

Schneider Electric et Capgemini : les paris sur la transition numérique et énergétique

Schneider Electric est un acteur mondial de la gestion de l'énergie et des automatismes. L'entreprise est au cœur de la double transition, numérique et écologique, avec une performance boursière remarquable de +29,26% en 2026 (revenusetdividendes.com). De son côté, Capgemini, leader des services informatiques, profite de la digitalisation des entreprises et de la forte demande dans le cloud et la data. Les analystes de Boursorama recommandent d'ailleurs la valeur à "Acheter" avec un cours de 111,15 € (données août 2026). Ces deux sociétés représentent des paris sur des tendances structurelles fortes. L'action action Bouygues 2026 constitue une autre option dans le secteur industriel et des services.

LVMH, Carrefour, Crédit Agricole : des profils de risque différents

Pour diversifier un portefeuille, il est intéressant de panacher les profils.

  • LVMH : Le leader mondial du luxe est une valeur de "qualité". Sa croissance dépend de la santé de l'économie mondiale et de l'appétit des classes aisées, mais son pouvoir de fixation des prix (pricing power) lui offre une protection contre l'inflation.
  • Carrefour : Le géant de la distribution est une valeur plus défensive. Son activité est moins cyclique, mais elle est soumise à une forte concurrence. La recommandation des analystes est à "Renforcer" avec un cours de 15,87 € (Boursorama, août 2026).
  • Crédit Agricole : Le secteur bancaire est cyclique et sensible aux taux d'intérêt. La banque verte affiche une bonne solidité et un dividende attractif. Le consensus est à "Renforcer" à 19,07 € (Boursorama, août 2026). Retrouvez notre analyse sur la prévision action Crédit Agricole 2026.

Actions internationales à fort potentiel en 2026

Pour capter la croissance des marchés mondiaux, notamment américains, un compte-titres ordinaire (CTO) est indispensable. Il permet d'investir sans contrainte géographique, en particulier dans les entreprises technologiques qui animent la cote sur le NYSE et le NASDAQ. Ces deux marchés représentent des capitalisations boursières colossales, respectivement d'environ 28 000 et 25 000 milliards de dollars (revenusetdividendes.com, 2026). Le CTO est soumis à une fiscalité différente du PEA, généralement la "flat tax" de 30%, un paramètre à intégrer dans sa stratégie globale d'investissement. Il donne accès à un univers d'investissement beaucoup plus vaste.

Les valeurs américaines liées à l'IA

Les entreprises américaines dominent largement le secteur de l'intelligence artificielle. Des sociétés comme Nvidia (puces graphiques), Microsoft (intégration de l'IA dans ses logiciels et son cloud Azure) ou Alphabet (Google) sont en première ligne. Investir dans ces géants technologiques permet de s'exposer directement à la thématique la plus porteuse du moment. D'autres acteurs, comme le constructeur automobile Stellantis, investissent également massivement dans ces technologies pour leurs futurs véhicules. Vous pouvez consulter notre prévision action Stellantis 2026 pour plus de détails. Ces valeurs sont généralement caractérisées par une croissance rapide, mais aussi par une valorisation élevée et une volatilité potentielle.

Action pas chère à fort potentiel 2026 : comment identifier les small caps internationales

Identifier une action pas chère à fort potentiel en 2026, notamment une petite ou moyenne capitalisation (small/mid cap), est plus risqué mais peut offrir des performances spectaculaires. La méthode consiste à rechercher des entreprises innovantes, rentables, évoluant sur un marché de niche en forte croissance et encore peu suivies par les analystes. Cela demande un travail de recherche plus approfondi que pour les grandes capitalisations. Des plateformes de screening permettent de filtrer les actions selon des critères précis (PER faible, croissance du chiffre d'affaires, secteur d'activité) pour dénicher ces pépites potentielles à l'international. L'investissement doit rester limité à une petite partie du portefeuille.

Cas pratique chiffré : construire un portefeuille d'actions à suivre en 2026 avec 5 000 €

Passer de la théorie à la pratique est essentiel. Simuler la construction d'un portefeuille permet de concrétiser les concepts de diversification, d'allocation et d'analyse. Prenons le cas d'un investisseur débutant disposant d'un capital de 5 000 € et souhaitant se positionner sur les marchés en 2026. L'objectif est de créer un portefeuille équilibré, combinant des actions françaises éligibles au PEA pour l'optimisation fiscale et un ETF pour une diversification instantanée.

⚠️ Attention : Cet exemple est à but purement pédagogique. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Il ne constitue en aucun cas un conseil en investissement.

Répartition indicative du portefeuille

Une allocation prudente pour un débutant pourrait être la suivante :

  • 60% en actions françaises via un PEA (3 000 €) : Cela permet de se concentrer sur quelques valeurs de qualité que l'on peut analyser en profondeur.
    • 1 000 € sur une valeur de fond résiliente (ex: Air Liquide).
    • 1 000 € sur une valeur exposée à la transition énergétique/numérique (ex: Schneider Electric).
    • 1 000 € sur une valeur plus défensive ou financière (ex: Carrefour ou Crédit Agricole).
  • 40% en ETF via un PEA ou un compte-titres (2 000 €) : Pour diversifier instantanément et réduire le risque.
    • Un ETF MSCI World permet de s'exposer aux grandes capitalisations mondiales, notamment américaines.
    • Un ETF CAC 40 permet de répliquer la performance de l'indice parisien. Cette répartition simple permet de combiner stock-picking et gestion passive.

Application de la grille d'analyse sur 2 valeurs concrètes

Appliquons notre grille d'analyse sur deux valeurs de cette allocation fictive.

  • Schneider Electric : L'entreprise bénéficie de la tendance à l'électrification et à l'efficacité énergétique. On regarderait son PER pour voir s'il n'est pas trop élevé par rapport à ses concurrents (comme Siemens). On analyserait son ROE pour confirmer sa forte rentabilité. Enfin, on vérifierait la croissance de son BPA sur les dernières années, qui devrait être soutenue.
  • Crédit Agricole : Pour une banque, le contexte de taux d'intérêt est crucial. On étudierait son PER qui est traditionnellement bas dans le secteur. On s'intéresserait à son ratio de solvabilité (CET1) plus qu'à son ROE seul. Le point clé serait le rendement du dividende, souvent attractif, et sa pérennité. L'analyse de la action Orange en 2026 suivrait une logique similaire sur le dividende.

L'erreur courante qui coûte cher : surpondérer une seule valeur sans stop-loss

L'une des erreurs les plus fréquentes et les plus coûteuses pour l'investisseur particulier est la concentration excessive de son portefeuille. Attiré par une "action qui va exploser en 2026", il mise une part trop importante de son capital sur une seule et même entreprise. Cette stratégie, si elle peut s'avérer payante, s'apparente davantage au pari qu'à l'investissement. Le risque de perte en capital est maximal si l'entreprise rencontre des difficultés ou si le secteur subit un retournement brutal. La diversification n'est pas une option, c'est la seule protection efficace contre le risque spécifique lié à une entreprise.

Le biais de confirmation appliqué aux 'actions qui vont exploser'

Le biais de confirmation est un piège psychologique redoutable. Un investisseur qui croit au potentiel d'une action va chercher et interpréter toutes les informations qui confirment son opinion, tout en ignorant celles qui la contredisent. Ce phénomène est particulièrement fort avec les "story stocks", ces entreprises portées par un récit séduisant (technologie de rupture, dirigeant charismatique). L'investisseur tombe amoureux de l'histoire et perd son objectivité. Il conserve sa position même lorsque des signaux de vente clairs apparaissent, espérant toujours "se refaire", ce qui peut mener à des pertes très importantes. Fixer un ordre "stop-loss" à l'avance est une discipline essentielle pour se prémunir contre ce biais.

Comment diversifier sans se disperser

La diversification vise à réduire le risque en ne mettant pas tous ses œufs dans le même panier.

  • Diversification sectorielle : Ne pas investir uniquement dans la technologie ou l'énergie.
  • Diversification géographique : Combiner des actions européennes, américaines et éventuellement émergentes.
  • Diversification par taille d'entreprise : Mixer grandes capitalisations stables (blue chips) et petites capitalisations plus dynamiques.

💡 À noter : Les ETF (Exchange Traded Funds) sont l'outil le plus simple et le plus efficace pour atteindre un haut degré de diversification à faible coût. Un seul ETF MSCI World permet d'investir dans plus de 1 500 entreprises de 23 pays développés. Ils sont un complément idéal à une sélection de quelques titres vifs.

PEA ou compte-titres : quelle enveloppe choisir pour ses actions 2026 ?

Le choix de l'enveloppe fiscale est une décision structurante pour tout investisseur en actions. La France propose principalement deux cadres : le Plan d'Épargne en Actions (PEA) et le Compte-Titres Ordinaire (CTO). Chacun possède ses propres règles en matière d'éligibilité des titres et de fiscalité sur les plus-values et les dividendes. Comprendre leurs différences est fondamental pour optimiser la performance nette de son portefeuille sur le long terme. Le choix dépendra de votre stratégie d'investissement : concentration sur l'Europe ou ouverture au monde.

Les actions éligibles PEA en 2026

Le PEA est conçu pour encourager l'investissement dans les entreprises européennes. Sont éligibles les actions de sociétés ayant leur siège dans l'Union Européenne ou dans un État de l'Espace économique européen (Islande, Norvège, Liechtenstein). Il est donc parfait pour investir sur le CAC 40 et les autres grands indices européens.

📌 Important : L'avantage majeur du PEA réside dans sa fiscalité. Après 5 ans de détention, les plus-values sont totalement exonérées d'impôt sur le revenu (seuls les prélèvements sociaux de 17,2% restent dus). C'est l'enveloppe à privilégier pour débuter et investir sur le marché européen. Le plafond de versement est de 150 000 €.

La fiscalité du compte-titres ordinaire (flat tax 30%)

Le compte-titres ordinaire (CTO) offre une liberté totale. Il n'a aucune restriction géographique : vous pouvez y loger des actions américaines, japonaises, ou de n'importe quel autre pays. Il n'a pas non plus de plafond de versement. En contrepartie, sa fiscalité est moins avantageuse. Par défaut, les plus-values et dividendes sont soumis au Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU), ou "flat tax", au taux global de 30% (12,8% d'impôt et 17,2% de prélèvements sociaux). Le CTO est donc le complément indispensable du PEA pour tout investisseur souhaitant une diversification mondiale. Pour les détails officiels, il convient de se référer aux textes sur legifrance.gouv.fr.

Tableau comparatif : actions françaises à suivre en 2026

Pour synthétiser les informations et faciliter la comparaison, ce tableau récapitule quelques-unes des actions françaises populaires auprès des investisseurs pour 2026. Il met en évidence leur secteur d'activité, leur éligibilité au PEA, la recommandation moyenne des analystes professionnels et un profil de risque indicatif. Ces données sont un point de départ pour votre propre recherche et ne doivent pas être considérées comme des conseils d'achat. La recommandation des analystes (données Boursorama, août 2026) est une indication, mais ne garantit en rien la performance future de l'action. Le profil de risque est une appréciation qualitative pour aider à la diversification. Le comparateur interactif ci-dessous permet de trier et filtrer ces valeurs selon vos propres critères.

Points clés

  • Le contexte 2026 est marqué par une croissance attendue des bénéfices de 10-15% et la surperformance des valeurs liées à l'IA.
  • La sélection d'une action repose sur des indicateurs clés comme le PER, le ROE, et le Bénéfice Par Action (BPA).
  • L'intelligence artificielle, la transition énergétique, la santé et la défense sont identifiés comme les secteurs les plus porteurs.
  • La diversification via un mix d'actions de fond (PEA) et d'ETF reste la stratégie la plus prudente pour diluer le risque.
  • L'enveloppe fiscale (PEA ou compte-titres) est un critère de choix aussi important que l'action elle-même.

Sources

Le contenu de cette page a une vocation pédagogique et ne vaut pas recommandation d'investissement. Consultez un intermédiaire agréé pour une analyse adaptée à votre profil.

Questions de débutants

Où faut-il investir en 2026 ?

En 2026, les secteurs porteurs incluent l'intelligence artificielle, la transition énergétique, la santé et la défense. Une diversification entre des actions de croissance (technologie) et des valeurs de fond (énergie, industrie) est souvent recommandée. L'investissement en ETF (trackers) reste une option judicieuse pour une exposition large au marché à moindre coût.

Quel secteur va exploser en 2026 ?

L'intelligence artificielle est unanimement citée comme le secteur avec le plus fort potentiel de croissance. Les entreprises liées aux semi-conducteurs, au cloud computing et aux logiciels d'IA sont au cœur de cette révolution. La transition énergétique et les biotechnologies présentent également des perspectives de croissance très importantes à moyen et long terme.

Quel est le meilleur placement pour investir en 2026 ?

Le "meilleur" placement dépend de votre profil de risque et de votre horizon de temps. Pour un profil équilibré, un portefeuille diversifié entre des actions via un PEA (pour la fiscalité avantageuse) et des fonds en euros ou des ETF obligataires (pour la sécurité) constitue une base solide. Consultez un conseiller en gestion de patrimoine pour un avis personnalisé.

Quelle matière première investir en 2026 ?

En dehors de l'or, qui se négociait autour de 4 608,19 USD (Boursorama, août 2026), les métaux industriels comme le cuivre et le lithium sont essentiels à la transition énergétique et pourraient voir leur demande augmenter. Le pétrole reste une valeur volatile mais stratégique, son cours étant influencé par des facteurs géopolitiques et économiques.

Quelle action acheter aujourd'hui pour un PEA ?

Pour un PEA, privilégiez des actions de grandes entreprises européennes solides et versant des dividendes réguliers. Des valeurs comme Air Liquide, Schneider Electric ou encore TotalEnergies sont des classiques des portefeuilles PEA. Il est aussi possible d'opter pour des actions de plus petites entreprises (small caps) pour un potentiel de croissance supérieur, mais avec un risque plus élevé.